Hier soir, j'étais dans un vernissage organisé par @Oasys Consultants à Lyon.
Un tableau de Shahab Tolooie m'a arrêtée net. La beauté est toujours dans les yeux qui regardent — et les miens ont reconnu quelque chose de vrai.
En regardant cette toile, une vraie question m'a traversée. Dans un monde où l'on nous demande de faire, produire, livrer en permanence — comment inspirer, comme l'artiste le fait, un acte aussi fondamental que l'arrêt ? Quel langage emprunter pour inviter à être, plutôt qu'à faire ? Parce qu'être soi — vraiment soi — c'est déjà quelque chose que personne d'autre ne peut créer à notre place.
La contemplation, ce n'est pas le vide. C'est l'inverse du bruit.
C'est le moment où on arrête de chercher des réponses à l'extérieur — et où on descend vers ce que le moment présent nous inspire, ce qu'on trouve quand notre cœur est cohérent avec ce que nous sommes.
C'est là, dans cet espace silencieux, que quelque chose se lève. Pas une idée empruntée. Pas une solution copiée. Une inspiration qui vient de notre essence propre — et qui ose un acte que personne d'autre n'aurait osé de cette façon. Parce que personne d'autre n'a notre façon d'être au monde.
L'analyse est nécessaire. Mais seule, elle reproduit. Ce qui crée quelque chose de vraiment nouveau, c'est la connexion à soi.
Un remerciement sincère à @DidierFayolle, qui depuis un moment m'invite à ces espaces de contemplation — et c'est là que j'ai commencé à rencontrer la matière essentielle de ma nouvelle carrière : celle qui aligne ce que je suis avec ce que je fais.
Et vous — quand avez-vous laissé un silence assez profond pour entendre ce que le moment présent voulait vous inspirer?
Si vous ne vous en souvenez plus — parlons-en.
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